mercredi, 19 mars 2008

Quelle est ma voix ?

770095928.jpgHier matin, j'ai reçu un mail de mon bof beauf accompagné d'une petite vidéo de Petit Homme. Je la visionne et souris. Sauf que mon sourire s'est vite transformé en grimace d'horreur car outre le fait que j'apparais sur le film en pyj', non coiffée et non maquillée, le comble du comble est qu'on entend ma voix !!! Une véritable torture sonore.

Pourquoi diable cette voix n'est pas celle que j'ouïs lorsque je parle ? C'est à croire que quelqu'un a doublé les voix ou que les hauts-parleurs de mon ordi ont un sérieux problème. Malheureusement, l'Homme m'affirme qu'il s'agit bien de ma voix habituelle. Mais, j'ai beau passer la séquence en boucle, je ne m'y fais pas... C'est déroutant et insupportable. Cette voix ne correspond pas à mon image et cette discordance m'ulcère.

D'ailleurs, je serai curieuse de savoir comment un interlocuteur qui ne me connaît pas, perçoit ma voix au téléphone  et quel portrait celle-ci lui inspire. Car si la voix est le reflet de l'âme, elle ne reflète pas forcément le physique. Souvent, après avoir eu un premier entretien avec une personne au téléphone, je suis fort surprise en la découvrant en vrai, car son visage et sa silhouette sont à l'opposé de l'image que je m'étais faite.

Mais tantôt une ennemie, tantôt une alliée précieuse, la voix est somme toute un organe singulier...

Il y a quelques années, ma voix trahissait souvent mes émotions et dévoilait à mon insu mes inhibitions. Je me souviens d'oraux ou d'entretiens importants où ma voix se dérobait, tremblait et montait d'un seul coup dans les aigus comme un prépubère qui mue. Un vrai bonheur... Heureusement avec le temps et surtout avec l'expérience, j'ai réussi à dompter cette voix récalcitrante et je ne crains même pas un auditoire de trente personnes.

Aussi, en maîtrisant sa voix, sa tessiture, sa tonalité, son intonation, il est possible de séduire, attendrir, consoler, rassurer, se faire pardonner, s'imposer ou se faire craindre. Effectivement, selon que je m'adresse à mon Homme, ma mère, mon voisin (...) et en fonction des situations dans lesquelles je me trouve, ma voix fluctue et s'adapte. C'est peut-être la raison du « x » à la fin du mot...

vendredi, 01 février 2008

Qu'est-ce qu'ils ont tous avec le foot ?

65c93026f29acc60cdb2cf492356438f.jpgL'heure est grave. Je ne sais pas si je vais m'en remettre mais le fait est là, j'ai réalisé que Petit Homme comme la plupart des garçons est un footeux en puissance ! Et oui, il a shooté à plusieurs reprises dans un ballon et vu son sourire je crois qu'il a aimé ça. J'étais fière de mon bout de chou car ce n'est pas chose facile quand on maîtrise la marche que depuis un mois, mais j'étais également sidérée et horrifiée...

 

Pourquoi donc ? Non mais vous m'imaginez dans quelques années me lever tous les dimanches matins pour l'accompagner à ses matchs ou entraînements de foot. Il faudra aussi l'attendre tout en regardant des gamins surexcités courir derrière un ballon. Mais qu'on leur donne un ballon à chacun et qu'on en parle plus ! Je crois que le pire ne sera pas de patienter dans le froid, sous la pluie, dans le vent, sous une chaleur harassante, non, ce sera de devoir supporter les parents... Je les imagine bien me faire la conversation, me parler de penalty, de hors jeu (je n'ai jamais ce truc là...), de joueurs connus par tout le monde sauf par moi... Bref, une véritable vision d'angoisse. Cependant, comme je suis une bonne mère (de Marseille), je souhaite que mon Petit Homme soit initié à diverses activités et je respecterai ses choix quand bien même il choisisse le foot. Si tel est son désir, je l'encouragerai... et l'Homme gérera les matchs, les entraînements et la palabre avec les parents.

Mais pourquoi faut-il que tous les garçons de la planète soient attirés par ce sport ? Qu'ont-ils à s'entasser sur des gradins enflammés, à être exaltés lorsqu'ils sont scotchés devant la télé les soirs de matchs. Et gare à vous, si vous passez devant leur champ de vision, vous vous faites fustiger... C'est incroyable, le rapport qu'ont les hommes avec les joueurs, ils peuvent un jour les idolâtrer et un autre les vouer aux gémonies. Messieurs, je vous rappelle qu'ils ne font que courir après un ballon ! Inutile de pérorer sur les débordements, les rixes, les insultes proférées depuis les gradins et les gestes obscènes car là, ça dépasse mon entendement.

Pour ma part, les seuls matchs de foot auxquels j'ai assisté, c'était dans une jolie loge et une fois, j'ai manqué deux buts car j'avais la tête tournée pour guetter l'arrivée soit des petits fours soit du champagne. Non vraiment le foot, ce n'est pas mon truc. J'ai la chance d'avoir trouvé un mari qui se désintéresse de ce sport et je peux vous dire qu'à Marseille ce n'est pas une sinécure (c'est pour ça qu'il n'est pas marseillais). J'imaginais que nos gènes anti-foot, influenceraient ceux de notre progéniture, mais non, il n'en ai rien, Petit Homme a shooté dans un ballon et il a souri...

Et si je lui achetais des clubs de golf ? Une raquette ? Des palmes ? Une poupée ? :-D

jeudi, 31 janvier 2008

Encore un matin

cec6a25eb0654a370bc868624c4dbd3f.jpgJ'apprécie particulièrement le matin et si je n'étais pas une couche tard, je profiterai d'avantage de ce moment de la journée. Je regrette que dormir soit nécessaire et délectable car c'est une sacrée perte de temps. Vous imaginez que nous passons en moyenne vingt cinq années de notre vie à roupiller. Quel gâchis !

Pourquoi certaines personnes n'ont-elles besoin que de trois ou quatre heures de sommeil ? Je les envie car j'adorerais le matin avoir le luxe de prendre le temps, prendre le temps de déjeuner, prendre le temps de me préparer, prendre le temps de lire ou lieu de voir les bouquins s'empiler sur ma table de nuit...

Il paraît qu'en prenant de l'âge on dort de moins en moins, mais je crains que chez moi, le processus soit inversé... A 20 ans, 6 heures de sommeil me suffisait amplement et aujourd'hui si je n'ai pas mes 8 heures, j'ai du mal à être opérationnelle. A ce rythme là, à 60 ans je passerai la moitié de l'année à hiberner.

Habituellement le matin, dès que je pose un pied à terre, je fredonne, je souris, je soliloque, je pérore sur tout et rien et l'Homme m'écoute les yeux encore plein de sommeil... Nul besoin d'un café pour émerger, mais je me précipite malgré tout dans la cuisine, en boire un accompagné de quelques tartines au beurre salé et confiture. Là, je suis d'attaque pour la journée.

Mais depuis quelques temps, je n'arrive plus à m'extirper du lit. Soulever mes paupières est une épreuve d'haltérophilie et le lever est un combat similaire à celui d'une mouche sur un ruban englué... Lorsque Petit Homme m'interpelle aux alentours de 7 heures 30, je ne parviens pas à m'arracher de ma léthargie. Mon corps de mauvaise mère ne bouge pas d'un iota et quelquefois j'écrase même un oreiller sur ma tête pour ne plus percevoir ses sollicitations de plus en plus pressantes... Avant d'appeler la DASS, laissez-moi vous dire que tous les matins un miracle finit par se produire, je me lève et marche... C'est dans un état de grande torpeur que je me traîne sans entrain jusqu'à la chambre cacophonique. J'ouvre la porte et là comme par magie je retrouve soudainement mon humeur joviale ;)

Couche tôt ou couche tard ? Matin bonheur ou horreur ?

vendredi, 25 janvier 2008

Le style pas si futile...

4a5e7361439b7fdf95a4270e041a37cd.jpgJ'ai toujours considéré que notre personnalité unique et multiple s'exprimait à travers nos choix vestimentaires. Ainsi, le style que nous adoptons peut certes embellir notre image, mais aussi refléter l'être que nous sommes. Avec notre garde robe, nous nous constituons une « carte de visite » visuelle qui caractérise toutes nos facettes, notre mode de vie, notre caractère, notre éducation et nous identifie à un groupe social, à un domaine d’activité... Qui a dit que choisir un vêtement était un acte neutre et superficiel ?

J'ai lu récemment une analyse d'une consultante en image* fort intéressante où sont définis « huit styles, huit attitudes reflétant chacun des individus et des personnalités différents. Chacune de ces ambiances est rattachée à un état d'esprit spécifique ». Cependant, rien n'est figé, nous pouvons passer d'un style à l'autre en fonction des circonstances. « Toutefois, même si les situations de la vie nous poussent parfois (même pour longtemps) dans l'une ou l'autre des directions, notre véritable personne finit toujours par refaire surface. Autrement dit, il reste toujours une direction fondamentale et quasiment immuable qui nous fait davantage appartenir à tel ou tel style ».

« Style classique » : élégant, discret, mesuré. Une personne classique préfère la qualité à la quantité et la simplicité intemporelle à la mode éphémère. Elle apprécie ce qui est coordonné, soigné, formel, si bien que s'habiller pour des circonstances décontractées peut constituer un véritable défi. Elle a besoin d'être impeccable dans une tenue appropriée à la circonstance, au risque de se sentir terriblement empruntée et mal à l'aise.

« Style romantique » : sophistiqué, suggestif et glamour. Caractérisent les personnes séductrices qui en font beaucoup, quelques fois trop, pour attirer les regards, cherchant sans doute à se rassurer sur leur valeur et à être aimées. Elles séduisent, s'évertuent à plaire ; l'image glamour, sensuelle et éblouissante du romantique répond à ces besoins.

« Style parisien » : distingué, formel, opulent. Le « parisien » se choisit une image (de marque) en réponse à son manque d'identité, d'affirmation de soi et à son besoin de reconnaissance sociale. En arborant une marque, les autres pourront en déduire sa réussite (sa fierté) et tout ce que cela sous-entend : son statut professionnel, social...

« Style artiste » : rebelle, fantasque, expressif. L'artiste contrairement à ce qu'il laisse paraître, attache une grande importance à son image. Guidé par sa fierté d'être différent et sa peur d'être dépourvue d'identité ou son désir d'être lui-même, il trouve dans ce style tous les moyens d'assouvir son besoin d'originalité et d'expressivité.

« Style naturel » : sobre, passe-partout, fonctionnel. L'image de cette personne met en confiance ce qui assure à cette dernière l'ouverture de bien des portes. Une fois son clan identifié et sa loyauté établie, elle vise à éviter la défiance. L'authenticité du style lui permet d'être fondamentalement elle-même, à l'écart de tout artifice. L'aspect éphémère et mouvant de la mode tend à la déstabiliser.

« Style gamin » jeune, frais, humoristique. Charmeur et espiègle le « gamin » transmet sa joie, son optimisme et affiche un amour de la vie où inhibitions et interdictions n'ont pas leur place. Grâce à sa spontanéité, il a l'art d'exprimer librement, voire naïvement, tout ce qui lui passe par la tête avec l'art de communiquer cette félicité à son entourage.

« Style dramatique » strict, imposant, structuré. L'individu a la particularité d'être remarquable voire saisissant. Persuadé que la vie est une lutte en faveur de la justice, sa vêture prend les traits d'un uniforme rigide de combat : la sobriété de l'affirmation, l'audace de la transgression, la dureté de l'agressivité.

« Style actuel » fluide, neutre, confortable. Alors que la grande énergie de la personne de style « actuel » demande des tenues vestimentaires dotées d'ampleur pour faciliter l'action et le mouvement, sa passivité s'accommode de lignes au caractère coulant, fluide ou mou.

Une dose classique, un soupçon romantique, un nuage gamin, une pincée artiste et un zeste parisien = Le style de Cécile ;) Mais je pense que ma personnalité appartient principalement au style classique dans lequel je me reconnais le plus. Et vous ?

 

* Myriam Hoffmann, Image, styles vestimentaires et Ennéagramme.

jeudi, 24 janvier 2008

Un compliment peut cacher un blouson

5f35cee2170530b00ff16832b91b4459.jpgIl y a quelques jours, j'ai décidé de profiter des soldes mais cette fois-ci, pour Petit Homme. Je me demande toutefois, si inconsciemment, je ne cherchais pas un prétexte pour remettre les pieds dans une boutique. J'ai dit inconsciemment, car je ne suis pas une mère qui utilise son bébé comme excuse, ce n'est pas mon genre, voyons... ;)

Et par le plus grand hasard (là ça fait beaucoup...), je me retrouve chez Zara. L'habitude sans doute. Pas de rayon enfant mais peu importe, je fais un petit tour juste comme ça. Quand tout à coup, un blouson en cuir me fait de l'oeil. Je suis déstabilisée. Ce n'est pas que j'ai l'habitude de faire ma bégueule devant un cintre, mais ce qui est surprenant, c'est que je ne me suis jamais intéressée à ce genre d'article persuadée que ce n'était ni mon style, ni de mon âge (!). Et là, brusquement, je m'émoustille à la vue de ce blouson !

Petit Homme impatient comme tous les hommes dans un magasin, me suggère de l'essayer. Là je sens que vous êtes perplexes quant à l'authenticité de mon récit et pourtant, je vous assure qu'il m'a dit « Ta pa ! ». Bien entendu, étant sa maman, je comprends son langage rudimentaire et « Ta pa ! » signifie « T'as pas à hésiter maman ! » ou « T'as pas vu l'heure, dépêche-toi de l'essayer avant qu'ils ferment ! ». Aussitôt dit, aussitôt mis. Rhooo ce petit blouson me sied très bien... Maintenant, je songe aux tenues que ce dernier complétera à merveille et j'envisage le printemps avec sérénité, il pourra venter, je serai parée... Finalement, je conclue que c'est un achat utile voire indispensable. Si ça c'est pas de l'achat réfléchi !

Mais je reste dubitative quant à ce soudain et nouvel engouement. Depuis des mois, je demeure impassible en contemplant les nombreux perfectos dans les magazines et sur la blogosphère, pourquoi aujourd'hui ce qui pourrait être une toquade devient une nécessité* ? Avec du recul, en analysant la situation, j'ai finalement découvert le pot aux roses... Ce jour-là, j'étais enthousiaste, guillerette, d'une excellente humeur voire frénétique car encore sous l'émotion ressentie, une demi heure auparavant, lors d'un entretien. Figurez-vous que durant ce rendez-vous, mon interlocutrice était persuadée que j'avais 25 ans. Quelle exultation à l'écoute de cette méprise ! Ainsi, le fin mot de l'histoire est que je n'étais pas dans mon état normal, ma raison était inhibée par l'euphorie et ces quelques mots eurent l'effet d'un bain de jouvence me mettant ainsi en condition pour succomber à un superbe blouson ;)

Moralité : Faire les boutiques, le coeur allègre, c'est dangereux !

Sinon, quel est le compliment qui vous a le plus ravi ? Ou quelle éloge vous enchanterait ? Vous ne trouvez pas que les gens sont avares en compliments et peu en reproches ou ça vient de moi ? Avec deux manteaux et un blouson, peut-on dire que j'ai bien profité des soldes ?

*J'ai du mal à faire la distinction entre « désir » et « besoin », mais parfois un désir n'est pas moins un besoin stricto sensu, tant ma vie serait compliquée par sa privation ;)

P.S. : Pour les mauvaises langues qui pensent que j'ai rencontré une octogénaire, sachez que la personne en question avait le même âge que moi, comprenez mon âge réel pas celui que je semble avoir ;)

mardi, 22 janvier 2008

Où se trouve mon sens de l'orientation ?

d6f856d7980bf5594cf296f2bed9ee10.jpg« Les femmes n'ont pas le sens de l’orientation ». Vous avez certainement déjà entendu cette sentence et bien en ce qui me concerne, il faut bien reconnaître une chose : C'est la vérité ! Je suis nulle, archi nulle, une empotée de la géolocalisation. Le jour où l'on a distribué le sens de l'orientation, je devais être absente. C'est bien simple, si un jour l'Homme souhaitait se débarrasser de moi pour quelques jours, il n'aurait qu'à me déposer à l'autre bout de la ville. Et le pire c'est que j'exagère à peine.

Je peux toujours acheter une carte routière... mais je crains que cela ne me sorte de mon dédale. Déjà, pour ouvrir et refermer cet immense dépliant sans le déchirer, c'est du sport. Après, je dois trouver le sens dans quel regarder, où je me trouve, le lieu de destination... Bref, autant déchiffrer des hiéroglyphes et le problème c'est que je ne m'appelle pas Champollion. Je manie très bien la carte bancaire mais la routière, ce n'est pas pour moi !

Je demande rarement à l'Homme de m'indiquer un itinéraire. Pourtant, rien de plus facile pour lui, il semble avoir un GPS intégré dans le cerveau. Mais cette solution n'est à utiliser qu'en cas de force majeur, car les explications se terminent toujours par une altercation à force d'incompréhension ! L'Homme me parle de directions, de droite, de gauche, et moi, je n'arrive à me retrouver que si l'on me donne des noms de rues et des repères visuels comme un commerce ou un arbre à une intersection. Donc à éviter pour la paix de notre ménage... ;)

Quelquefois, il arrive que l'Homme se retrouve dans le rôle du co-pilote. Ces jours là, j'ai l'impression de repasser mon permis : « Tu vas trop vite ! » ; « Tu colles trop la voiture ! » ; « Mais double-le ! » et blablabla et blablabla... Puis, il y a le moment fatidique où il me demande : «Après le feu, tu serreras à droite». J'obéis rapidement et j'entends « Non, pas cette droite, l'autre droite ! ». Et là, pendant trois minutes, j'ai droit à des sarcasmes et ricanements... Je vous avouerai que conduire aux côtés d'un moniteur d'auto-école qui a le rire de Diabolo, ce n'est pas la panacée.

Quant aux transports en commun ? Euh... comment dire pour que vous compreniez... Jamais de la vie !

Voilà, je suis condamnée à me perdre continuellement, à tourner deux heures avant de trouver mon chemin, à ne pas reconnaître une route déjà empruntée une bonne dizaine de fois, mais je ne vois pas d'autres solutions...

Comment est votre sens de l'orientation, déplorable ou admirable ?

P.S. : Si les femmes sont dépourvues de sens de l'orientation pourquoi les GPS sont-ils dotés d'une voie féminine ? Est-ce pour obliger les hommes d'écouter pour une fois les indications d'une femme ?  ;)

lundi, 21 janvier 2008

Un bébé... pour quoi faire ?

f393cffbf4e5ed1e7f6d9d0c44c67634.jpgUn bébé est loin d'être inutile, ça ne se limite pas à boire des biberons, à faire des rototos, des vomitos, des popos et autres trucs se terminant en « O » peu ragoûtants. Un bébé a plusieurs fonctions qui améliorent sensiblement la qualité de vie de ses parents.

Avec un bébé, votre radio-réveil peut tomber en panne ou le coq peut souffrir d'une laryngite, vous serez toujours réveillé(e) par ses doux hurlements.

Avec un bébé, vous devenez subitement beaucoup plus sympathique aux yeux de vos voisines qui daignent alors vous dire bonjour et vous raconter les derniers ragots croustillants.

Avec un bébé, les commerçants peu agréables qui faisaient toujours une tronche de deux mètres, désormais, vous sourient et vous offrent un petit ceci ou cela pour le chéri !

Avec un bébé, vous n'entendrez plus votre famille ou belle-famille vous demander continuellement « Mais quand est-ce que vous allez faire un bébé, hein ? ».

Avec un bébé, dès qu'il maîtrise le quatre pattes, vous gagnez du temps sur votre ménage : Plus la peine de passer l'aspirateur, le bout de chou ramasse tout pour le mettre directement dans la bouche... même les croquettes du chat ;) Et nettoyer les vitres est totalement superfétatoire (ce mot me fait penser à supercalifragilisticexpialidocious), puisqu'au bout de deux minutes, elles sont à nouveau pleines de traces de mains et de langue.

Avec un bébé, plus besoin de chercher la méga excuse pour ne pas se rendre à un dîner ou autre invitation peu motivante : « Désolée, mais le bout de chou fait ses dents, il est préférable d'annuler notre venue... ».

Avec un bébé, vous pouvez à dire NON à votre patron quand il vous demande de faire des heures sup.

Avec un bébé, vous payez moins d'impôts.

Avec un bébé, il faut renouveler et agrandir votre garde robe car plus rien de vous va et vous vous salissez aussi vite que lui.

Avec un bébé, vous pouvez tomber en rade de crème pour le corps et lui piquer la sienne qui est beaucoup plus efficace.

Et enfin, avec un bébé quand vous doutez de tout ou quand vous avez le moral dans les chaussettes, et bien, tout s'évanouit comme par magie quand celui-ci vous sourit... Rien ne vous empêche malgré tout de vous offrir une nouvelle paire de chaussures ;)

Vous voyez d'autres avantages ? Quelqu'un est intéressé ? Celles qui ne sont pas tentées par la maternité mais qui souhaitent bénéficier malgré tout de quelques avantages, peuvent toujours se faire prêter ou louer un bébé, occasionnellement ;)

jeudi, 17 janvier 2008

L'homme est-il une femme d'intérieur ?

8935e5ec02a3e9e4f864c151b0e8cc36.jpgJe remarque que malgré le féminisme, l'évolution des mentalités, la disparition des préjugés et tout et tout, les tâches ménagères sont toujours assumées en grande partie voire totalement par les femmes, comme par le passé.

Alors, je pose la question : pourquoi ? Oui, pourquoi la plupart des femmes qui travaillent, héritent-elles encore de ces besognes en fin de journée ? Pourquoi la mère au foyer n'aurait pas droit à ses huit heures de travail par jour et gérerait enfants et maison, 24 heures sur 24 et sept jours sur sept ? POURQUOI ?

Je sais bien que « l'homme vient de Mars et la femme de Vénus », bref, que nous sommes diamétralement opposés, mais est-ce que cela explique que les hommes et les femmes soient inégaux face au ménage ? Existe-il un gène de la ménagère, présent uniquement chez la femme ?

Et bien non, le ménage n'est pas l'apanage des femmes ! J'ai la chance d'avoir épousé un homme plein de bonnes volontés, qui fait fi des idées reçues et qui est assez sûr de sa virilité pour accepter de m'aider dans les tâches ménagères. Mais pour être honnête, ce n'est pas le fruit de la chance ou du hasard, il m'a fallu le travailler au corps, dialoguer, expliquer, argumenter, négocier, montrer l'exemple, surveiller, patienter et surtout résister.

A vrai dire, le dressage... heuuuu... je veux dire la formation n'est pas terminée mais je sais qu'un jour, je n'aurai plus à ramasser ses chaussettes sales pour les mettre dans la corbeille à linge qui se trouve à vingt centimètres, je ne serai plus obligée de passer après la douche de Monsieur pour rincer et éliminer le « tapis angora » au fond de la baignoire. Je garde espoir ;)

Ne croyez pas qu'il faille lutter contre une certitude séculaire qui fait que les hommes sont inconsciemment (ou consciemment) persuadés que les femmes sont des fées du logis innées ou des Bree Van de Kamp en puissance qui s'épanouissent les mains dans l'eau de vaisselle ?

Je pense tout simplement que les Hommes sont des petits malins voire machiavéliques pour arriver à leur fin, c'est-à-dire, échapper aux corvées ménagères ! Ils feignent de ne pas savoir comment faire, jouent les ignorants et se servent de la moindre critique de notre part comme prétexte pour s'arrêter. Ils font semblant de ne pas voir la poussière, les salissures, les objets qui traînent... A leurs yeux tout est immaculé. Les hommes sont toujours trop occupés, ils s'inventent mille et une priorités et excuses les empêchant de s'adonner au ménage. Et puis, les pauvres choux sont toujours fatigués au moment de passer l'aspirateur... Ben oui, une flemmingite aiguë, ça frappe à tout moment ! Je les crois aussi capables de saboter leur aide, car laisseriez-vous votre homme toucher à un lave-linge après qu'il ait fait bouillir toutes vos affaires préférées ? Je suis bien placée pour vous dire qu'après on réfléchit à deux fois avant de demander un coup de main ! Méfiez-vous, ils sont forts à ce jeu là ;)

Et vous, la répartition des tâches ménagères rime avec égalité ou injustice ? Pour les personnes célibataires le problème ne se pose pas car elles doivent tout faire... Pas trop dur ?

lundi, 14 janvier 2008

J'ebay ou j'ebay pas ?

87f99b1371ffe805ae67d76df04eb46e.jpgVictime d'une friponnerie, ma relation avec ebay avait mal commencé. Car après avoir remporté ma première enchère, j'ai vite déchanté à la réception du colis. Le « véritable » pashmina commandé s'est avéré être une vulgaire étole sans la moindre fibre de laine de chèvre ou de soie. Sur ebay aussi, tout escroc vit au dépens de celui qui l'écoute : Cette leçon vaut bien quarante deux euros sans doute. Honteuse et confuse, j'ai juré, mais un peu tard, qu'on ne m'y prendrait plus !

A peine cette expérience oubliée ou du moins digérée, je suis retournée fouiner sur le site, juste comme ça. Et là, cliquant d'objet en objet, j'ai dû confondre ebay avec le jeu LA BONNE PAYE. Seulement, les achats sur ebay ne sont pas "pour de faux" et je me suis retrouvée avec "pour de vrai" deux perruques made in China. Pourquoi ai-je enchéri sur ces postiches (un euro plus onze supplémentaires pour les frais de port) ? Sincèrement, je l'ignore encore et je m'interroge toujours quant à leur éventuelle utilisation...

Redoutant de devenir une ebayeuse compulsive aux multiples achats inutiles voire incompréhensibles, je m'interdis de retourner sur ce site marchand. Les mois passèrent et ma rehab était une réussite. Jusqu'à ce que je découvre les différentes « affaires du siècle » de certaines de mes amies. « Comment ça, tu ne vas pas sur ebay ! Mais c'est géniiiiiiiial ebay ! On trouve de tout sur ebay ! Ça vaut vraiiiiiiiment le coup ebay ! ». Mais moi aussi, je veux faire de super méga bonnes affaires. A moi sacs, fringues et accessoires de marques à moitié prix. J'arriiiiive !

Néanmoins, force est de constater qu'ebay n'est point pour moi. Tout d'abord, il y a trop d'annonces, beaucoup trop et du coup je n'y trouve rien. Je fouille, je fais le tri dans les annonces mais je ne déniche jamais la perle rare. Et quand par le plus heureux des hasards, je trouve un article intéressant, je crains tellement d'être sous l'effet d'une pulsion irrationnelle ou de tomber dans les filets d'un escroc sans scrupule que la vente se termine alors que je m'échine toujours à analyser l'utilité, l'authenticité de l'article ainsi que les évaluations et l'historique du vendeur.

Ensuite, ebay n'est pas de tout repos. Lorsque je me décide à laisser une enchère, il faut suivre la vente jusqu'à la dernière minute, assister au coude à coude final avec les autres acheteuses qui, même si elles ont bon goût soit dit en passant, me compliquent bien la tâche. Au final, si je remporte l'enchère, le doute m'envahit. « Ne me suis-je pas laissée emporter par la concurrence effrénée des dernières minutes et n'ai-je pas payé plus que nécessaire ? » Je me fixe toujours une somme maximale, mais emportée par le jeu quelques fois je dépasse la limite... C'est comme ça, je n'aime pas perdre ! Enfin, il ne me reste plus qu'à attendre la livraison, délai durant lequel je me ronge les sangs, craignant d'être tomber sur un aigrefin ou de recevoir un article défectueux. Si toutefois je perds l'enchère, frustrée, je fulmine pendant des heures, contre ce pseudo qui a osé m'arracher mon coup de coeur.

Non vraiment, ebay ce n'est pas pour moi. J'ebay plus.

Et vous ebayez un peu, beaucoup ou pas du tout ? Plutôt pour vendre ou pour acheter ?

vendredi, 11 janvier 2008

Mon expérience caritatesque et non caritative

7f7791fdc61b13fb1ad4af7031e2dd17.jpgPour bien commencer l'année, j'étais décidée à changer de tête. Dans ma quête du coiffeur compétent, comme je vous en avais parlé ici, j'ai décidé de prendre rendez-vous dans un salon Carita. Je m'y suis rendue il y a quelques jours.

Chemin faisant, je ressens quelques crampes à l'estomac. Est-ce mon troisième croissant pur beurre qui a du mal à passer ? Non, cette douleur je la connais bien, c'est celle de la peur, celle du doute et celle qui donne envie de faire demi-tour et d'interdire à quiconque de toucher à un seul de mes cheveux.

Mais j'arrive au salon. Il fait face à la mer. Je me dis qu'en sortant il ne faudra pas que je traîne dans le coin, si je ne veux pas ressembler au caniche de ma voisine octogénaire. On m'accueille et me prie de patienter sur un canapé en cuir noir. L'ambiance est zen, intime presque japonisante. Du coup, mon ventre se détend grâce au bien-être régnant. Je regarde autour de moi, pas l'ombre d'une coiffeuse à la coupe excentrique et aux couleurs fantasques. Ici, pas de Skyrock à bloc mais Yaël Naïm en fond sonore. On m'offre un thé que l'on me sert dans une véritable tasse (avec sous-tasse) en faïence blanche et design. Pour une fois, je ne vais pas m'ébouillanter en me renversant le thé dessus parce que j'aurai trop pressé le gobelet en plastique. Pas de brouhahas incessants, pas de concerts de sèches cheveux et seules trois personnes s'occupent respectivement de l'accueil, de la coiffure et de la technique.

On vient me chercher. Coiffeuse et technicienne examinent à tour de rôle ma chevelure pour m'annoncer que ma base est belle qu'il faudrait des mèches petites et nombreuses et que les cheveux courts sont à éviter (si on m'avait prévenue il y a quelques mois...). Par contre, on me déconseille vivement la frange et là un rêve s'effondre... Je ne pourrai jamais aller postuler au Crazy Horse ! Comment ça la frange n'est pas le seul critère de sélection ? Pfff, de toute manière, j'ai réalisé mon rêve ici ;)

Bref, il est temps du Avant et Après :

a88872a7ca457711c9ebbe870dc206d0.jpg

Outre le fait que les photos sont pourries car pas de soleil depuis quelques jours, je remarque que : J'ai l'air moins sévère et peut-être même plus jeune (allez, soyez chic, dites que c'est vrai même si vous ne le pensez pas) ; mon cheveu à l'air moins terne et donc plus lumineux ; mes doigts sont moins boudinés mais là je crois que Carita n'y est pour rien ;)

Quant à la coupe, je me demande si on m'a réellement coupé le moindre millimètre. Mes cheveux semblent plus longs ! Avec la coiffeuse nous avions opté pour un carré plongeant plus prononcé mais ce n'est pas du tout flagrant. J'aime bien la mèche mais j'accroche pas avec le côté lisse et sans volume de la coupe, qui me donne un air à Sœur Marie-Thérèse des Batignolles. Il va falloir que je les sèche différemment car la platitude attitude j'adhère pas du tout.

Conclusion : Pas de grands changements, c'est le moins que l'on puisse dire ! J'espérai trouver un coiffeur/artiste contre l’uniformisation de l’image avec une créativité au service de la beauté et du rêve... une prochaine fois peut-être et ailleurs sûrement ! Je n'ai pas pleuré en sortant du salon, c'est déjà bien. Il y a du progrès ;)

Pour ceux et celles qui se poseraient la question : Oui, j'ai terminé mon bouquin et je n'ai plus le nez dedans ;)

Comment trouvez-vous ma "pseudo" nouvelle coupe ? Au fait, laissez-vous systématiquement un pourboire chez votre coiffeur ?

Toutes les notes