lundi, 11 février 2008
Point trop n'en faut
Comme bon nombre de jeunes filles, j'ai été attirée par le maquillage assez tôt. C'est en cachette de mes parents, durant la dernière année de collège que j'ai commencé à me maquiller afin d'imiter les « grandes ». Et pour accomplir ce rituel de passage du monde de l'enfance à celui de l'adolescence, j'avais subtilisé un rouge à lèvres et un fard vert émeraude à ma mère... Tous les matins, je me peinturlurais (c'est vraiment le mot adéquat) avec soin la bouche ainsi que les paupières jusqu'aux sourcils ! Avec du recul, je réalise à quel point il est important de prodiguer quelques conseils dans l'art du grimage aux jeunes filles afin qu'elles évitent de se transformer, comme moi, en mini Joan Collins...
Ma première leçon fût quelque peu douloureuse, du moins pour mon orgueil... Persuadée d'arborer un maquillage qui me rendait belle et rayonnante, je compris mon fourvoiement le jour où une autre collégienne me compara à pot de peinture... A la question « la vérité fait-elle mal à entendre ? » je réponds atrocement ! J'avoue qu'en matière de diplomatie la jeune fille avait tout à apprendre, mais qu'en matière de maquillage, elle avait déjà l'oeil d'une bonne conseillère cosmétique. Aussi, je ne fus pas étonnée de la retrouver quelques années plus tard, exercer la profession d'esthéticienne/maquilleuse... C'est aussi sans l'ombre d'une hésitation que je lui ai confié le soin de me maquiller le jour de mon mariage ;)
Oubliant ces premiers essais peu concluants, j'ai appris à avoir le pinceau plus léger sauf sur mes toiles où je m'abandonne à mes envies d'aplats de couleurs ;) Aujourd'hui, je sais qu'il est inutile d'en faire des tonnes pour qu'un maquillage soit réussi, j'oscille tantôt avec un maquillage nude, tantôt avec un maquillage sophistiqué, mais jamais too much (du moins j'espère). Les jours où je ne me maquille pas sont aussi rares que les jours de soleil en Bretagne (Rhoo je plaisante, je sais qu'il y a quelques fois du soleil dans cette région mais jamais quand j'y suis...).
Quotidiennement, je veille à ce que mes sourcils soient toujours soigneusement épilés, à avoir un teint parfait, des pommettes ayant l’air naturellement rosées, des yeux soulignés et surtout à ne pas avoir de ligne de démarcation de fond de teint. J'aime ce moment avec moi-même face au miroir où j'applique un peu de couleur ni trop pour dissimuler celle que je suis vraiment, ni trop peu, mais juste pour m'assumer, avec mes qualités et mes défauts, pour faire émerger mon identité profonde. Qui a dit que se maquiller c'était futile ? Cependant, je ne suis pas du style à aller me repoudrer le nez toutes les demi heures, une fois maquillée, c'est pour la journée.
En revanche, lorsque je vois certains hommes perfectionnistes, métrosexuels et autres dandys utiliser une poudre Terracotta, un fond de teint, des stylos pour faire briller les ongles et même des khôls, ça me laisse perplexe. Au risque d'être rétrograde, j'ai envie de demander où sont les hommes, les vrais ? ;)
Et vous, avez-vous connu des beauty faux pas ? Quand, comment et pourquoi vous maquillez-vous ? Pour ou contre le maquillage au masculin ?
07:00 Publié dans Je joue les cobayes | Lien permanent | Commentaires (36) | Envoyer cette note | Tags : blablas de filles, maquillage, too much, nude

